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Contrôle
citoyen
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- Dans le
cadre d'un projet, le contrôle est
laissé aux citoyens: les tâches
de conception, de planification, et de
direction du programme relèvent
directement des citoyens, sans
intermédiaire entre eux et les
bailleurs de fonds.
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Le pouvoir
effectif aux citoyens
La participation
à proprement parler commence au niveau du
partenariat: selon les niveaux,on accorde
progressivement un pouvoir effectif aux citoyens
jusqu'au contrôle intégral de
l'action (mais non des ressources
financières). Cela implique la
capacité de déléguer un
très haut niveau de pouvoir entre les
mains des citoyens qui doivent en assumer la
responsabilité.
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Délégation
de pouvoir
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- Cette
formule proche du partenariat s'en distingue
en ce que les citoyens occupent une position
majoritaire (par ex. un droit de veto) qui
leur confère l'autorité
réelle sur le plan de la
décision, ainsi que la
responsabilité de rendre compte
publiquement de tout ce qui concerne le
projet ou le programme.
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Partenariat
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- Le pouvoir
est partagé par une formule de
négociation entre les citoyens et les
autorités. Les partenariats se
concrétisent dans la formation de
comités associant ces parties, qui
deviennent ensemble responsables des
décisions et de la planification des
étapes du projet.
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Rassurance
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- A ce niveau,
on "autorise" ou même on "invite" des
citoyens à donner des conseils et
à faire des propositions. Ils vont
cependant se rendre compte qu'il leur est
impossible d'avoir un impact significatif sur
le projet et son déroulement. Une fois
le projet lancé on ne se soucie plus
d'assurer la permanence de cette
participation durant la phase de
réalisation.
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La
coopération
symbolique
- Beaucoup de
responsables considèrent ces niveaux
comme la participation maximale. Les citoyens
entendent et sont entendus. Ils n'ont
cependant aucune assurance qu'il sera tenu
compte de leur avis: aucun suivi, aucune
garantie de sortir du status quo.
- Dans cette
approche, les pouvoirs publics
considèrent qu'il faut laisser ceux
qui ont le pouvoir, seuls juges de la
faisabilité ou de la
légitimité des demandes,
remarques ou conseils émanant des
habitants.
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Consultation
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- Les citoyens
sont consultés en étant
invités à s'exprimer sur les
propositions de l'autorité. Cette
phase est également
légitimante, mais à peine plus
conséquente, car elle n'offre aucune
garantie que les attentes et suggestions des
personnes consultées seront prises en
compte. Il s'agit d'un simple rituel le plus
souvent sans conséquence
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Information
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- Les citoyens
sont informés. Cette phase est
nécessaire pour légitimer le
terme de participation mais insuffisante tant
qu'on privilégie un flux à sens
unique, sans mettre en place des canaux
destinés à prendre en compte
les réponses en retour (càd
l'écoute).
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Thérapie
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- Cette
approche à la fois arrogante et
malhonnète vise à traiter les
"pathologies" des habitants qui sont
jugés responsables des
difficultés de leur quartier. Ainsi,
dans des programmes liés aux logements
sociaux, des groupes de locataires sont
enrolés dans des campagnes de
"propreté" ou "d'éducation des
enfants" avec l'objectif de leur faire
"ajuster leurs valeurs à celle de la
société". On détourne
leur attention des vrais problèmes
comme les évictions arbitraires, la
ségrégation, le retard
apporté aux opérations
d'entretien ou le désinvestissement de
l'autorité publique.
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La non
participation
Ces 2 niveaux
témoignent de la non-participation mise
en place par certains détenteurs du
pouvoir. Leur objectif réel n'est pas de
permettre aux gens de participer à la
planification ou la conduite de projets mais de
les "éduquer" et de les "guérir".
Ils cherchent à obtenir le soutien du
public visé au travers de techniques
publicitaires et d'exercices de relations
publiques. Le plan qui est proposé aux
habitants/participants par ceux qui
détiennent le pouvoir est à priori
considéré comme le
meilleur.
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Manipulation
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- Au nom de la
participation des citoyens, des
représentants des habitants sont
invités et inclus dans des
comités "consultatifs" qui sont en
fait des chambres "d'enterinement". On les
"éduque" pour obtenir leur
adhésion. Cette participation
tronquée est un exercice de relations
publiques. Le seul bénéfice en
est un renforcement des revendications des
citoyens qui ont resenti l'affront d'une
telle approche: ils ont vu clair dans le jeu
des autorités et revendiqueront
d'autant plus la prise en compte de leurs
besoins réels et des réponses
à leurs priorités.
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