|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Lutte Contre le Bruit des avions - Vols de nuit |
|
Cherchez
l'erreur! Entre le 1er
juillet et le 10 juillet 2003, le total des vols de nuit
dépasse 7x la moyenne annuelle de 22 vols
annoncée. Pour le survol nocturne de Bruxelles, c'est
9x sur 10 que la moyenne de 3,2 vols prévue dans
"l'accord" de mai est dépassée!
(les
bases de l'accord de mai) NB: les 2/3
de ces vols ont lieu entre 3h et 5h du matin... (source des
chiffres: BIAC)

Bruit des avions: le «plan embrouille» de Bert Anciaux
Sous couvert d'améliorer la qualité de la vie pour l'ensemble des riverains de l'aéroport de Bruxelles-National, le «plan embrouille» de Bert Anciaux, ministre fédéral de la Mobilité, est en réalité un plan de développement de l'aéroport (dossier local) (dossier régional) (pub écolo)
Tout en faisant semblant de ne pas décider pour s'en remettre ultérieurement à de nouvelles expertises, les négociateurs de la coalition violette ont en réalité d'ores et déjà lâché Bruxelles. En effet, dans leur déclaration, le critère de densité de population et de limitation du survol des zones les plus densément peuplées, particulièrement la nuit, est totalement supplanté par le principe de dispersion des nuisances, cher à la classe politique flamande. Bruxelles devrait ainsi redevenir, comme au temps de la Route Chabert, la seule capitale d'un pays développé que l'on survole à basse altitude sans aucune justification aéronautique.
Les
partenaires de la coalition violette ont tous
bénéficié, sous la
précédente législature, des
études les plus sérieuses et les plus
fouillées sur tous les aspects de la politique du
précédent Gouvernement qu'ils souhaitaient
aujourd'hui détricoter. Ils les ont
une première fois balayées d'un revers de la
main le 5 mai 2003, en dépit des accords conclus
à l'unanimité en 2002. Annoncer
aujourd'hui une nouvelle série d'études, de
cadastres et d'inventaires des nuisances sonores, c'est
vraiment penser que les citoyens ont la mémoire
courte! Parmi le
très large éventail de mesures qui peuvent
être prises pour limiter les nuisances subies par les
populations riveraines, quatre grands types de mesures se
distinguent par leur efficacité : Encourager,
particulièrement la nuit, le recours
à d'autres modes de transport, plus
respectueux de l'environnement: ->
La déclaration violette est totalement
muette sur ce point. Poursuivre
la modernisation des flottes d'avions
utilisées par les compagnies
aériennes en interdisant progressivement
l'utilisation des plus vieux appareils. ->
Aucun nouveau progrès n'est prévu
dans ce domaine. Eviter,
tant pour des raisons environnementales que pour
des raisons de sécurité, le survol
des zones les plus densément
peuplées, tout en évitant d'exposer
qui que ce soit à un surcroît de
nuisances : en jouant sur l'ensemble des mesures
disponibles, l'arc-en-ciel y était
parfaitement parvenu, jusqu'à deux semaines
des dernières élections. ->
En privilégiant la dispersion, la
«répartition équitable» et
«une utilisation plus diversifiée des
différentes pistes de décollage ET
d'atterrissage», la coalition violette tourne
le dos à une gestion prudente et
cohérente du trafic
aérien. Lorsqu'on
ne parvient pas à s'entendre sur la
suppression complète des vols de nuit, le
seul moyen de limiter au maximum les troubles du
sommeil au sein de la population, c'est de racheter
et d'isoler le plus efficacement possible les
maisons exposées au bruit nocturne des
avions: ->
En décidant de «répartir»
les nuisances, les négociateurs violets (et
BIAC, qui soutient le projet) savent pertinemment
qu'ils rendent tout bonnement impossible la
concrétisation d'un programme de rachat et
d'isolation un tant soit peu
sérieux. Encourager,
le recours à d'autres modes de transport, plus
respectueux de l'environnement...
![]()
![]()
![]()
![]()

Il faut
être patient en politique ! Pour rappel, fin
décembre 1999 était édicté
l'arrêté dit " Durant " qui visait à
organiser progressivement une période de calme au
milieu de la nuit où les vols des avions
étaient interdits. Le tollé fut quasi
général et le compromis (en retrait) du
gouvernement fédéral du 12 février 2000
mit des années à se concrétiser avant
de connaître un recul désolant le 24 janvier
2003, victime de manuvres
préélectorales. Ce 26 juin
2003, la commission de l'environnement a largement
approuvé une proposition de résolution qui
reprend et élargit la logique de 1999. Non seulement
on y demande le silence de 23h00 à 6h00 mais aussi
que les périodes adjacentes soient plus calmes.
Certes, ce
texte est l'uvre des parlementaires bruxellois
agissant hors de la pression des lobbies et cette
résolution ne constitue pas un accord qui se
concrétisera nécessairement, mais il s'agit
d'une avancée symbolique et significative pour le
combat de ceux qui mettent la santé des habitants
avant les intérêts économiques de
quelques entreprises.


A présent pour aller plus loin, nous aurons besoin du soutien des habitants et de leurs comités. Certains ont divisé les riverains pour les vaincre. Il ne faudra plus tomber dans ce piège et, au contraire, comme le prévoit la résolution, il faudra faire pression auprès des autorités européennes afin que des mesures générales mettent fin au chantage à la délocalisation des emplois.
Nous espérons que les comités d'habitants entreront dans cette logique et mobiliseront leurs relais dans les 15 pays d'Europe pour que non seulement les nuits mais aussi les aubes, les jours et les crépuscules redeviennent agréables à vivre dans les environs des grands aéroports.
|
|
Les bases de l'accord de mai 2003: nombre de décollages nocturnes (base: traffic 2002)
Rappelons qu'avec cette décision: le PS (Laurette ONKELINX) autorise pour la première fois le survol nocturne de Bruxelles et de part en part. Comparativement, plus de personnes seront affectées par des nuisances sonores nocturnes. |
|