Nº11

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HIVER 2002

Historique de la gestion de l'eau à Bruxelles

Comme toute grande agglomération en expansion, Bruxelles fut très tôt confrontée à un double problème de gestion de ses eaux:

L'augmentation des surfaces bâties et la multiplication des voies de circulation accroit le volume de ruissellement et ainsi les risques d'inondations,

L'évacuation des eaux usées dans les voies d'eau de surface entraîne une dégradation de la situation sanitaire (épidémie de choléra de 1867: 3.500 morts).

Dès le milieu du 19e siècle, les autorités entreprirent de grands travaux de construction de collecteurs et procédèrent au voûtement de la Senne et de ses affluents. On opta malheureusement pour des systèmes unitaires mélangeant les eaux usées avec les eaux claires de ruissellement et de drainage. Alors qu'à la même époque, d'autres villes optaient pour des réseaux séparatifs, ce choix se révèle aujourd'hui lourd de conséquences budgétaires et environnementales. En effet, cela entraîne un mauvais rendement des stations d'épuration qui doivent être surdimensionnées.

Pour gérer les ouvrages de ce réseau de collecte, la province de Brabant mit en place 4 intercommunales d'assainissement pour les vallées de la Woluwe, de la Senne, du Molenbeek-Pontbeek et du Maelbeek. En 1992, ces intercommunales unirent leurs services techniques et administratifs en une unité cogérée: l'Association pour la Coordination de l'Exploitation des Collecteurs (CEC asbl). Finalement, en 2000 et suivant en cela une revendication d'ECOLO, la Région transférait les compétences des 4 intercommunales à une structure nouvellement créée à cet effet: l'IBrA.

L'Intercommunale Bruxelloise d'Assainissement - IBrA

L'IBrA a proposé à chacune des 19 communes de lui transférer la gestion et (ou) l'exploitation de leurs réseaux locaux d'égouts avec choix du maintien du financement par le budget communal ou par l'application d'une taxe au m3 d'eau répercutée sur la facture adressée par l'IBDE aux consommateurs.

Les 5 missions proposées par l'IBrA aux communes et les redevances correspondantes sont présentées sous forme d'un menu tarifé:

  • Gestion des bassins d'orages et collecteurs : 0,05 euros/m3
  • Surveillance du réseau d'égouttage : 0,025 euros/m3
  • Gestion hydraulique du réseau d'égouttage : 0,0125 euros/m3
  • Exploitation du réseau d'égouttage : 0,1375 euros/m3
  • Gestion intégrée du réseau d'égouttage : 0,025 euros/m3
Rue de la Station, les eaux claires de la Woluwe sont dérivées vers le collecteur en cas de crue...

Inondations et tarification de l'eau?

la majorité s'en lave les mains!

Notre commune fut la première à souscrire aux 5 missions proposées, ce que nous approuvons. Cependant, l'inhabituelle rapidité de réaction de la majorité en place et les réponses du Bourgmestre G. Désir à chaque interpellation concernant les inondations dans la commune trahissent plus un souci de se débarrasser du problème sur l'IBrA plutôt qu'une adhésion à une nécessaire rationalisation. Pour ECOLO, la responsabilité de la commune dans cette problématique reste entière et toute solution dépendra de mesures préventives à prendre en matière d'urbanisme pour veiller à réduire les surfaces de ruissellement. Nos conseillers communaux y seront plus que jamais attentifs.

"Je paye à la commune ce que je paye à l'IBrA pour faire ce que la commune ne fait plus... merci"

Par contre, ECOLO désapprouve l'option prise par le collège d'une taxation directe de 0,25 euros/m3 au consommateur (par ailleurs sans réduction des taxes communales!). Pour ECOLO, l'eau est un bien vital dont l'accès en qualité et en quantité suffisante doit être garanti à tous. Pour cette raison, nous avons toujours plaidé en faveur de l'instauration d'une tarification solidaire progressive protégeant les plus démunis. Les augmentations répétées du prix au m3 rendent urgente l'application de cette mesure. Nous intensifions notre combat en ce sens au niveau régional.

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epinard112.htm
Mise à jour: 31/10/2002