Interpellation : Aménagements des trottoirs pour permettre la mobilité de personnes en situation de handicap

Publié le lundi 25 mars 2013

Des revêtements particuliers appelés dalles de repérage ou dalles podotactiles sont conçus pour guider les personnes malvoyantes ou aveugles et les diriger vers les traversées piétonnes en toute sécurité. La mise en accessibilité d’un passage pour piétons passe systématiquement par le placement de dalles podotactiles de part et d’autre de celui-ci.

Deux questions :

1. Quels sont les critères précis appliqués par les services communaux pour décider de suivre ou non les prescriptions du RRU pour l’aménagement des traversées piétonnes et particulièrement en ce qui concerne l’installation de dalles podotactiles aux traversées de voiries et aux arrêts de bus.

2. Qu’elle est la position du Collège sur le niveau d’exigence qu’il entend appliquer à ce type de travaux et si les travaux déjà réalisés qui ne comportent pas de traversées feront l’objet d’une mise en conformité ?

Cette interpellation se place dans le contexte du nombre important de voiries dont les trottoirs ont fait l’objet de rénovations majeures durant les 4 dernières années et alors que ces travaux se poursuivront à l’occasion du remplacement de canalisations d’eau, de gaz ou d’électricité.

Par exemple :
- Rond point église Sacré Coeur (Tomberg) : rien
- Rond point Slegers – Van Muylder : rien
- Rond-point Tomberg – Rullens : rien
- Dalechamp, Avril, Janvier, Mai, Octobre, Speekaert, Constellation-Roodebeek, Roodebeek-Heydenberg : rien
- Chemin des 2 Maisons (Ste Famille) traversée bus : conforme
- Rond-point chaussée de Stockel – Ch du Struykbeken : conforme
- Square de Meudon : conforme 80% (2 traversées manquantes)
- Place Verheyleweghen : conforme à 80%

WSL ne peut être un "village gaulois" dans lequel des normes décidées au niveau régional (RRU) ne s’appliqueraient pas par suite de circonstances particulières. A Paris ce type d’aménagement semble généralisé. Au frontières de notre commune, le récent ré-aménagement de l’avenue des Cerisiers par la commune de Schaerbeek a généralisé les dalles podotactiles à chaque traversée.

Pour Ecolo,

Jean-Claude Van der Auwera

Ce n’est pas clair non plus pour le bourgmestre !!!

Réponse du bourgmestre :

Le Président répond qu’avant d’entamer le projet de rénovation du square Meudon, on a consulté l’Institut des Sourds, Muets et Aveugles qui a demandé de ne pas prévoir de dalles podotactiles car ces dalles ne sont pas utiles et peuvent même induire les personnes malvoyantes en erreur par rapport à ce qu’on leur a appris, étant donné qu’on leur apprend à se déplacer autrement et que l’itinéraire à suivre pour elles n’est pas nécessairement le même que pour une personne voyante, en raison des obstacles formés par la mobilier urbain.

Un groupe de travail va être constitué pour analyser les besoins des personnes souffrant d’un handicap pour se mouvoir dans l’espace public. Il précise que, pour tout ce qui dépend de la STIB, c’est la STIB elle-même qui réalise les aménagements de l’espace public.

J-C Van der Auwera :

Je suis étonné de constater que dans certains cas on place des dalles podotactiles et dans d’autres non alors que, dans certaines villes comme Paris, on en trouve pratiquement à chaque coin de rue. De même, d’autres commune généralisent cela à l’occasion de travaux (ex : av des Cerisiers sur Schaerbeek)

Il y a des cas où c’est appliqué sur un trottoir mais pas sur celui d’en face et on ne perçoit pas où se situe la cohérence dans les choix qui sont faits (ex. place Verheyleweghen devant « De Maurice à Olivier », rue d’Octobre, chaussée de Roodebeek).

Le bourgmestre : va se renseigner auprès du service.

A télécharger

Manuel relatif à la réalisation pratique des passages pour piétons
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