Interpellation : Responsabilité du Collège quand la prévention ne suffit plus

Publié le mercredi 26 février 2014

Responsabilité du Collège quand la prévention ne suffit plus

Contexte : l’insécurité à laquelle sont confrontés les piétons suite au manque de réactivité des autorités communales en matière de répression des comportements dangereux d’une minorité d’automobilistes.

Depuis 2006, notre Bourgmestre n’a cessé de proclamer qu’avant de recourir à des mesures de répression, il importait d’entreprendre d’abord des actions de prévention et d’information.

  • Il suffit de parcourir notre commune pour constater qu’un sentiment d’impunité s’est installé parmi certains automobilistes. Comme en témoigne la carte d’habitant arborée sur le pare-brise, ce sont bien souvent des habitants de notre commune
    • non-respect des zones 30,
    • stationnement en double ou en triple file, sur les arrêts de bus, les trottoirs, les passages protégés, les parterres et les passages centraux de certaines avenues...
    • Pire, les abords des écoles ne sont pas mieux respectés par certains parents lors des heures de pointe !
  • A ce sentiment d’impunité s’est ajouté un effet de contagion résultant de l’insuffisance de répression visible et notoire de la part des autorités
  • Pour lutter contre cela, des aménagements physiques coûteux ont été réalisés et seront encore programmés pour protéger les traversées, aménager les coins de rues, rétrécir les voiries, installer des ralentisseurs, instaurer des zones 30 et aménager des dépose-minutes ;
  • Je souhaite attirer votre attention sur le contraste qui peut exister avec d’autres services rendus à la collectivité :
    • depuis 10 ans, nous avons consacré un temps considérable à débattre et à mettre en place une politique de stationnement. Depuis Avril dernier, avec des recettes de plus de 3 millions d’euros, du personnel de gestion engagé pour être sur le terrain et bientôt de nouveaux parcmètres modernes, ça roule ! Malheureusement, cette gestion du parking dans les zones contrôlées est inopérante en matière de sécurité ailleurs.
    • Un autre exemple de succès est la politique de propreté publique : il est basé sur la présence continue d’agents de terrain et la stratégie mise en place.

Compte-tenu de tout cela,

  1. qu’est-ce qui retient le Collège de relever le défi de la mise au pas de la minorité d’automobilistes responsables d’incivilités systématiquement répétées ?
  2. N’est-ce pas un objectif prioritaire ? La population n’est elle pas susceptible d’y accorder au moins autant d’importance qu’à la propreté publique ?
  3. Quelles initiatives concrètes comptez vous prendre pour envoyer un signal clair et sans aucune ambigüité que ces comportements ne sont plus acceptables ?
  4. Quels moyens vont y être affectés et quels objectifs d’amélioration mesurables allez-vous nous proposer ?

Pour Ecolo,

Jean-Claude Van der Auwera