Demande d’interpellation : Multiplication des antennes dans le clocher de l’église de la Sainte-Famille

Publié le dimanche 29 novembre 2015

A l’attention du Collège des Bourgmestre et Echevins de Woluwe-Saint-Lambert,

Par la présente, je vous demande de bien vouloir inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil Communal l’interpellation suivante :

Multiplication des antennes dans le clocher de l’église de la Sainte-Famille

Le clocher de cette église semble destiné à accueillir des antennes de communication mobile des 3 opérateurs actifs en région bruxelloise : Base, Proximus et Mobistar. Malheureusement, la nouvelle règlementation ne permet plus ni aux habitants, ni aux communes de se prononcer sur le bien-fondé ou non de ces implantations lors d’un processus d’enquête public. Par ailleurs, il semble que les tentatives récentes de recours en justice de la commune pour s’opposer à des implantations ont échoué.

La consultation du site de Bruxelles-Environnement montre qu’en outre, le passage de la norme de 3V/m à 6V/m a encouragé chacun des opérateurs à ajuster à la hausse le niveau de leurs émissions au maximum théorique légal càd 33% de la puissance totale d’émission. Ce faisant, il est fort probable que les niveaux d’émissions sur certains sites vont dépasser les limites de la norme. En effet, le mode d’émission des antennes peut différer du modèle de distribution théorique utilisé dans le programme informatique de Bruxelles-Environnement. C’est d’autant plus préoccupant dans le cas des antennes du clocher de la Sainte-Famille que les documents indiquent qu’avec les 44 antennes des 3 opérateurs on se trouvera au maximum au moins en 2 points fréquentés d’une part par les habitants et d’autre part par les élèves de l’école Princesse Paola :

  • En façade du bâtiment situé à l’est de l’église, place de la Sainte-Famille
  • A hauteur de la classe de remédiation, un pavillon situé en hauteur à l’entrée du parc de Roodebeek

Cela remet clairement en question la localisation d’un tel site à proximité de bâtiments scolaires alors qu’il est établi que les enfants sont spécialement vulnérables.

Dans l’esprit de la « Motion GSM » adoptée en février 2014 par le Conseil communal et puisque la commune s’est dotée d’une capacité de mesurer les niveaux d’émission, il est possible de développer une stratégie de contrôle des sites d’antennes en recherchant systématiquement les dépassements dans les zones où les niveaux d’émission sont déjà indiqués comme étant au maximum. Elle pourrait alors exiger des contrôles formels visant à faire réduire les niveaux et protéger ainsi la population.

Je rappelle aussi que les mesures de rayonnement conduites cette année à travers la commune, suite aux propositions d’Ecolo

  1. pour effectuer des mesures
  2. pour budgeter l’achat d’un appareil de mesure,

sont en passe de démontrer que les expositions à de fort niveaux de rayonnement électromagnétique (au-delà de 20V/m) sont d’abord le fait des citoyens eux-mêmes, qui ont été encouragés par un marketing agressif des constructeurs à multiplier les dispositifs sans fil à l’intérieur de leur logement (téléphones GSM, téléphones DECT, baby-phones, Wifi, tablettes…).

Je demande donc que les efforts entamés cette année soient poursuivis et étendus par une campagne de sensibilisation adéquate.

Merci de préciser vos intentions dans ce domaine.

Je vous remercie d’avance pour vos réponses,

Pour Ecolo : Jean-Claude Van der Auwera

0475 490954

jc.vander@telenet.be

Réponse du Collège :

Les opérateurs ne respectent pas toujours les règles d’affichage et il est difficile de suivre les installations dans la commune. Les derniers recours introduits par la commune ont été rejetés. Il est possible de mesurer les niveaux mais cela prends du temps et "il n’y a pas que ça à faire"... La campagne de mesures auprès de la population poursuit sont cours et elle sera sans doute relancée en 2016...