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13 janvier 2004 |
Le 13 janvier 2004, Bernard Ide, Député ECOLO bruxellois interpellait Didier Gosuin, Ministre chargé de l'Environnement et de la politique de l'eau, de la Conservation de la Nature et la Propreté publique et du Commerce Extérieur à propos de la mise à ciel ouvert de la Woluwe.
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Mr le Ministre, vous avez inauguré fin octobre 2003, avec une inhabituelle discrétion, l'achèvement de la dernière phase de remise à ciel ouvert de la Woluwe: près de 4 ans de travaux pour 500 m de réouverture de ruisseau, pour la réfection des berges d'un étang et de 80 m de bief d'alimentation d'un Moulin: c'est étonnamment long pour ce qui ne fut quand même qu'un chantier modeste... |
Les constatations:
De l'avis
unanime de professionnels de la construction
consultés, les erreurs de conception foisonnent et le
chantier a été mené en dépit du
bon sens. En voici quelques exemples : Mise en
dépôt - chargement - transport -
déchargement à plusieurs reprises des
mêmes terres de remblais Effondrement
d'un tronçon de berge de l'étang à
peine refait 150 m de
murs en béton armé retaillés de 30 cm
à la disqueuse sur toute la longueur, peu de temps
après avoir été
coulés Changements
répétés du système de vanne
moins d'un an après la mise en place Mises
à sec injustifiées de la
rivière Dalots
sous-dimensionnés, passerelles trop basses Multiples
arrêts prolongés des travaux, etc,
etc

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Les objectifs du
projet tels qu'ils avaient été
annoncés: Le
«Maillage bleu», vise une approche
écologique de la gestion de l'eau et répond
à plusieurs objectifs tant environnementaux que
sociaux et économiques: 1er
objectif: Le premier
d'entre eux est d'assurer la qualité des eaux de
surface. 2ème
objectif: Plusieurs
rivières à Bruxelles sont interrompues en de
nombreux endroits. Le deuxième objectif du maillage
bleu vise à relier les tronçons pour
assurer une continuité à ces cours d'eau et
leur permettre de se déverser dans la Senne.
Ceci aidera à soulager certains collecteurs
surchargés. Ainsi, on limitera les volumes d'eaux
à traiter par les stations d'épuration et on
limitera les inondations. 3ème
objectif: Le
troisième objectif est de valoriser les fonctions
sociales, paysagères et récréatives des
rivières, étangs et zones humides et de
développer la richesse écologique de ces
milieux. Le grand
bricolage: 3ème version de vanne, ici modèle
à bretelles et béquilles...
(30/1/04)
Un bilan provisoire:

Si on peut globalement être satisfait pour l'aspect paysager, l'objectif principal constitue un échec total. Malgré une interpellation il y a plusieurs mois d'Alain Adriaens (député régional Ecolo) le Ministre persiste à le nier: il y a plus d'eau claire qui se perd dans les égouts qu'avant les travaux. Lors des crues, la capacité de la Woluwe n'augmente en réalité que de 10% (mais pourquoi n'avoir prévu que 25%?), l'étang Malou déborde à chaque forte pluie, l'alimentation de la roue du moulin de Lindekemaele est précaire.
Questions au Ministre:
Pourquoi
avoir confié à l'IBGE la gestion des eaux de
surface alors que l'AED (direction de l'eau) était
compétente? S'agissant d'un projet de génie
civil, logiquement, la maîtrise d'oeuvre aurait du
rester aux mains de l'AED Pour un tel
chantier, l'étude aurait du être confiée
à un auteur de projet spécialisé en
travaux hydrauliques (de loin la partie principale)
sous-traitant éventuellement l'habillage espace vert
(partie secondaire) à un architecte de jardin; ou
mieux, les deux étant dissociées. Qu'est ce
qui a conduit à inverser cette logique et par quelle
procédure le contrat d'étude fut il
attribué? Le Ministre
reconnaît-il sa responsabilité pour avoir
confié ce projet à l'IBGE sans lui accorder
les ressources humaines pour le maîtriser? Les faits
ont suffisamment prouvé que de par leur formation et
(ou) de par leur inexpérience, les personnels en
charge de la direction des travaux n'ont pas su
maîtriser un chantier de terrassements et de
béton pas plus que les problèmes
d'hydraulique Le Ministre
reconnaît-il que l'auteur du projet n'était pas
à la hauteur de la tâche (ce qui est reconnu au
sein de l'institution)? Des ressources humaines
adéquates à l'IBGE auraient permis de s'en
apercevoir dès le départ De ce fiasco
technique découle une gabegie
financière: Pour les
berges et les abords de l'étang,
énormément de bois exotique a
été utilisé, quelle en est la
provenance? des certificats de reforestation (FSC
) ont
-ils été exigés de la part du
fournisseur de celui-ci? Le Ministre
est-il prêt à demander à l'IBGE
d'apporter des améliorations sensibles qui semblent
possibles à peu de frais? Dans le
cadre de la restructuration en gestation du secteur, ne
conviendrait-il pas de confier à un acteur unique les
compétences éparpillées entre l'AED
direction des eaux de surface, l'IBRA, et l'IBGE direction
des espaces verts? Dans notre région, la gestion des
eaux de pluie est sujette à des problèmes
récurrents. Beaucoup sont le fait d'absence de
coordination sinon d'oppositions entre les trois acteurs
intervenant sur les réseaux d'évacuation
à ciel ouvert et enterrés, mais
interconnectés, dans lesquels se mélangent
eaux de ruissellement, de nappes, mais aussi les eaux
usées. Pour apaiser
toutes les craintes et suspicions ne serait-il pas opportun,
de faire procéder à une évaluation
technique et financière externe de ce
projet?
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Bernard IDE, député ECOLO
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